Moto Guzzi The Trip 500 : la révolution !
Moto Guzzi vient de dévoiler The Trip 500, un nouveau roadster qui marque un tournant majeur dans l’histoire du constructeur de Mandello del Lario. Derrière son allure néo-rétro et sa philosophie de moto simple et accessible se cache une véritable révolution : l’abandon du traditionnel bicylindre en V transversal au profit d’un bicylindre parallèle. Une évolution qui ne manquera pas de faire réagir les puristes.
Une Moto Guzzi sans son mythique V-twin ?
Depuis des décennies, Moto Guzzi cultive une identité mécanique immédiatement reconnaissable. Son bicylindre en V transversal, avec ses deux cylindres dépassant de chaque côté du réservoir, est devenu bien plus qu’une architecture moteur : c’est une signature. Sur une V7, une V9 ou une V85 TT, ce moteur participe autant au caractère de la moto qu’à son esthétique. Ses vibrations, ses pulsations et son comportement particulier font partie intégrante de l’expérience Moto Guzzi. Mais avec la nouvelle Moto Guzzi The Trip 500, présentée le 28 octobre 2026, la marque italienne prend une direction radicalement différente. Sous le réservoir de ce nouveau roadster de moyenne cylindrée, on ne retrouve plus le fameux V-twin transversal, mais un bicylindre parallèle moderne développant près de 48 chevaux. Un choix technique qui pourrait sembler anodin chez un autre constructeur, mais qui représente une véritable rupture pour Moto Guzzi. La marque ne renonce pas pour autant à son moteur historique sur l’ensemble de sa gamme. En revanche, elle démontre désormais que l’avenir de Moto Guzzi ne reposera pas nécessairement sur cette architecture emblématique.
The Trip 500 : une nouvelle génération de Moto Guzzi
Avec The Trip, Moto Guzzi souhaite séduire une clientèle plus large, notamment les jeunes motards et les titulaires du permis A2. La recette est volontairement simple : une moto légère, accessible, agréable au quotidien et suffisamment dynamique pour prendre du plaisir sur les petites routes. Avec 180 kg en ordre de marche, une hauteur de selle de 790 mm et une puissance proche de la limite autorisée pour le permis A2, The Trip 500 mise sur la facilité de prise en main plutôt que sur la recherche de performances extrêmes. Le constructeur promet également un moteur souple, capable de délivrer l’essentiel de son couple à bas régime. L’objectif est clair : proposer une Moto Guzzi plus facile à appréhender, aussi bien pour les débutants que pour les motards expérimentés à la recherche d’une machine simple et amusante.
Un bicylindre parallèle : choix rationnel ou perte d’identité ?
C’est évidemment la question que soulève cette nouveauté. Le bicylindre parallèle est aujourd’hui une architecture largement répandue dans l’univers des roadsters de moyenne cylindrée. Compact et adapté aux motos légères, il permet de concevoir des machines polyvalentes. En adoptant cette configuration, Moto Guzzi s’éloigne de ce qui constituait jusqu’ici l’une de ses principales particularités mécaniques. Car acheter une Moto Guzzi, ce n’était pas seulement choisir une moto italienne. C’était aussi rechercher une certaine sensation mécanique, un moteur vivant et une personnalité différente de celle des productions concurrentes. Avec The Trip 500, cette distinction devient moins évidente sur le papier. Reste à savoir si les ingénieurs italiens auront réussi à donner à ce nouveau bicylindre parallèle un caractère suffisamment affirmé pour préserver l’esprit de la marque. Une Moto Guzzi peut-elle conserver son âme sans son traditionnel moteur en V ? La réponse viendra probablement au premier essai.
Un roadster néo-rétro dans l’air du temps
Sur le plan esthétique, The Trip 500 adopte une approche minimaliste. Le réservoir métallique de 15 litres, les lignes épurées et les proportions équilibrées donnent à la moto une silhouette de roadster contemporain, avec quelques références à l’héritage de Moto Guzzi. Le moteur, entièrement habillé de noir, occupe une place centrale dans le dessin de la machine. Le phare à LED réinterprète l’identité visuelle de la marque, tandis que l’instrumentation repose sur un écran TFT circulaire de 3,6 pouces, compatible avec la connexion à un smartphone. Trois coloris sont annoncés :
- Black Metropolis, sobre et urbain.
- Green Grove, plus proche de l’univers classique de Moto Guzzi.
- Red Beat, avec une présentation plus sportive.
Une édition spéciale baptisée The Opening accompagnera également le lancement du modèle. Avec sa silhouette dépouillée, son réservoir traditionnel et son gabarit contenu, cette nouvelle 500 pourrait aussi constituer une base intéressante pour les amateurs de préparations café racer.
Une technologie moderne sans excès
Malgré son positionnement accessible, The Trip 500 ne fait pas l’impasse sur l’électronique. Elle reçoit notamment une commande des gaz électronique Ride-by-Wire et trois modes de conduite : Road, Sport et Rain. Une navigation par pictogrammes et un quickshifter seront également proposés en accessoires. Moto Guzzi semble avoir cherché un équilibre entre modernité et simplicité, sans transformer son roadster en vitrine technologique. Une philosophie qui correspond finalement assez bien à l’esprit des motos classiques : privilégier les sensations de conduite plutôt que la surenchère d’équipements.
Présentation à l’EICMA 2026 et commercialisation en 2027
La Moto Guzzi The Trip 500 fera ses débuts publics au salon EICMA de Milan, du 5 au 8 novembre 2026. Sa commercialisation est annoncée pour le début de l’année 2027 dans le réseau officiel de la marque. Pour le moment, Moto Guzzi n’a pas communiqué son prix, ni l’ensemble de ses caractéristiques techniques. Il faudra donc patienter pour découvrir plus précisément les performances de ce nouveau moteur et le positionnement tarifaire de la moto.
Notre avis : une nouvelle Moto Guzzi, mais est-ce encore la même philosophie ?
Source : communiqué officiel Moto Guzzi / Piaggio Group, 28 octobre 2026.